samedi 13 avril 2013

Soldat Leronde - Prinçay - 1793


Natif de Prinçay (27/12/1774), François L'Heronde (Léronde) est mort à 19 ans, à Luçon en Juillet 1793 lors des guerres de Vendée.
Les vendéens n'ont pas vraiment apprécié les dispositions de la Convention vis à vis du clergé, l'exécution du Roi n'arrange rien à la révolte des paysans dans la région. Le 10 mars 1793, la Convention fait lever en masse 300 000 hommes dans tout le pays. François de Prinçay en est, c'est un "bleu" un républicain, il part en guerre contre les paysans vendéens, les "blancs" ses si proches voisins.


Nous maréchal René Creuzé, juge de paix du canton de Dangé Département de la Vienne, certifie à tous ceux qu'il appartiendra que lorsque je commandais en 1793 la deuxième compagnie du premier bataillon de Partenay, le citoyen François L'Heronde de la commune de Prinçais canton de Vouneuille, est mort à Luçon dans le mois de Juillet et qu'il était volontaire dans ma compagnie de 1793 à Piollant commune de Dangé ce 23 Fructidor au fin de la République française une et indivisible.

Moi François Barbot, caporal retiré en vertu d'un congé absolu à cause de mes blessures comme ayant servi avec le commandant François L'Heronde dans la deuxième Compagnie du Premier Bataillon de Partenay, certifie que le dit François L'Héronde est mort à Luçon dans le mois de Juillet 1793 en foi de quoi j'ai figuré le présent certificat.

Le 1er le général Tuncq passe de Varades à Luçon, et des rives de la Loire aux bords de l'Océan. Il prend le commandement qui est retiré à Sandos.
« Sandos était méprisé du soldat. Tuncq n'est guère aimé. Le bataillon le Vengeur se mutine contre lui, et ce n'est que le 5 que finit ce désordre.
« Les querelles cessent quand on apprend la défaite de Westermann et le succès obtenu par les Brigands à Châtillon.
« Il ne s'agit plus de se disputer, mais de se défendre.
« La première moitié du mois se passe en escarmourches, dans la vallée du Lay.
« Dans la seconde moitié, les combats deviennent sérieux.
« Le 25, l'adjudant-général Canier se porte à Saint-Philbert-de-Pont-Charron ; il passe la rivière, et prend un canon à la bande d'avant-garde de l'armée de Royrand, qui veut s'opposer à sa marche.
« Tuncq arrive, et achève de défaire cette avant- garde. Sapinaud de la Verrie, qui la commande, est pris et sabré.
Le 26, Tuncq entre à Chantonay, après avoir battu et dispersé le corps d'armée de Royrand, fort de cinq à six mille hommes, et qu'il a surpris à l'heure de vêpres.
« Après cet exploit, nos troupes qui ne se sentent soutenues ni par la division de Niort ni par celle des Sables, et qui aisément pourraient être coupées, se replient sur Luçon, et se fortifient dans trois positions retranchées qu'elles prennent en avant dans la ville ».
« La droite, commandée par Sagot, est à Sainte- Gemme ; la gauche, commandée par Lecomte 3, est à Corps.
« Deux bataillons et du canon , qui étaient en observation à Bessacs (près Mareuil), sont rappelés et rentrent au camp établi aux Quatre-Chemins.
« Le 29, on reçoit l'avis de l'approche des Brigands, et toute l'armée de Luçon se tient sous les armes
« Le 30, l'armée chrétienne, forte de trente mille hommes, s'avance, et attaque à midi avec son impétuosité accoutumée. Notre centre plie, et les Brigands déjà comptent sur la victoire. Mais nos bataillons, à la voix de Tuncq, à la voix de leurs chefs, se remettent en ligne : c'est aux Vendéens à plier àleur tour. Aux ailes, le combat s'est constamment soutenu en notre faveur. A trois heures, tout le front s'élance aux cris de vive la République : Tuncq, Sagot, Lecomte, font assaut d'héroïsme. Tous les officiers imitent leur exemple : les troupes se surpassent. On cite un capitaine de grenadiers qui, criblé de coups de feu, de coups de sabre, combat toujours.
« Lescure, d'Elbée, Royrand, Marigny, Talmont, Larochejaquelein, se battent en désespérés; mais il faut qu'ils reculent; leurs bandes se dispersent, et partie de leurs canons, de leurs drapeaux, de leurs blessés restent en notre pouvoir.
« Nos hussards poursuivent les Brigands jusqu'au Lay, et jonchent de morts les chemins, les champs, les fermes. »
Bulletin de Luçon Juillet 1793.

Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

1 commentaire:

  1. "criblé de coups de feu, de coups de sabre, combat toujours"..... Vive la République....

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